Pourquoi 300 mots minimum pour être bien référencé dans Google ? Et est-ce bien vrai ?

Pourquoi 300 mots minimum pour être bien référencé dans Google ? Et est-ce bien vrai ?

300 mots minimum pour être bien référencé dans Google ?

En matière de SEO on lit régulièrement qu’il faut 300 mots minimum pour avoir une chance de bien référencer une page dans Google. Moi le premier je suis parfois amené à conseiller cette règle à mes clients en fonction de leur problématique. Mais sur quoi ce “quota” de 300 mots minimum est-il fondé ? Et surtout, ce chiffre est-il bien vrai ? Si je vous disais que la réponse n’était ni oui ni non, cela vous surprendrait-il ? Bof, hein ? Bon, trêve de bavardage, les mots sont comptés ! 😉

Le fondement des 300 mots minimum

Déjà ça veut dire quoi 300 mots minimum ?

Quand on parle d’un minimum de 300 mots pour référencer une page web, tous les mots n’ont pas le même poids. On ne compte que les mots compris dans le contenu principal de votre article, de votre fiche produit, de votre billet, etc. Par exemple on ne compte pas les mots présents dans le menu.

Donc si vous avez un pied de page à rallonge, cela ne vous dispense pas de générer 300 nouveaux mots à chaque nouvelle URL. Du moins si vous vous attachez à ce minimum conseillé de 300 mots par page…

Par contre, du moment qu’un mot est compris dans le contenu principal, on le compte. Ça vaut pour les titres, sous-titres, annotations, citations, etc.

Prendre le temps de développer une idée

Ce qui est important pour Google et les autres moteurs de recherche c’est que l’internaute trouve l’information qu’il est venu chercher. Si c’est le cas, l’internaute sera content et reviendra sur le moteur de recherche.

Donc il vaut mieux répondre de façon précise à la requête d’un internaute. Mais combien faut-il de mots au minimum pour développer une idée avec précision ?

Il est difficile de répondre aussi simplement à une question si généraliste.

La bonne réponse serait sans doute : “il faut voir au cas par cas”.

Mais la réponse qui s’est finalement imposée est : “300 mots”.

Une réponse universelle pour répondre à une infinité de problématiques… C’est étrange mais cela a le mérite de bien simplifier les choses. Complexifions-les un petit peu… 😀

300 mots minimum pour titiller Google ? Fin du suspens : la réponse est non !

Que font vos concurrents ?

Reprenons les bases. De quoi dépend le positionnement d’une page par rapport à une requête ?

De la qualité de son contenu ?
Du nombre et de la qualité de ses backlinks ?
De sa popularité sur les réseaux sociaux ?

Oui !… Mais non !

Une page web se positionne par rapport à d’autres pages web. C’est le principe de base. C’est pourquoi on parle de classement : 1ère position, 2ème position, 1ère page, 2ème page, etc.

Autrement dit, votre positionnement dépend de celui de vos concurrents. Par conséquent, si un ensemble de requêtes est peu concurrentiel, il est en théorie plus simple de gagner de bonnes positions même avec très peu de texte.

Mais quel que soit la quantité, pariez toujours sur la qualité !

Disposez-vous d’une forte autorité sur le web ?

Bon je l’avoue. Dans le point précédent on était vraiment tributaire du travail des autres. (Mais peut-il en être autrement ?)

Ici on passe aux choses sérieuses. Que signifie “faire autorité sur le web” ?

Pour faire court, l’autorité se rapproche d’une certaine notion de “notoriété”. Mais ici il n’est pas question de médiatisation. Il s’agit plutôt de présence off site par le biais de liens. Les fameux backlinks.

En effet, si beaucoup de sites font des liens vers les contenus du site Tartempion, cela envoie un message aux moteurs de recherche. En l’occurrence, que le site Tartempion serait intéressant pour les internautes. Et plus les sites qui attribuent des liens font eux-mêmes autorité, plus le site Tartempion consolide la sienne. En conclusion, un backlink peut être plus ou moins qualitatif.

Pour schématiser, un site à forte autorité bénéficie d’une certaine “puissance”. Il répartie cette force sur ces différentes pages au travers du maillage interne. Ainsi, une nouvelle page créée avec peu de contenu bénéficie tout de même de la “puissance” du site (ça marche si elle est bien maillée au site !). On parle alors de jus de lien ou de link juice.

Pour une requête donnée, cette nouvelle page créée peut être mieux positionnée dans Google que certaines pages concurrentes à fort contenu mais disposant de moins d’autorité.

Une communauté forte vous suit-elle ?

Le principe est un peu le même que dans le point précédent. Mais là, on est à fond dans la notoriété !

Si un site dispose de nombreux lecteurs assidus, on peut dire qu’il bénéficie d’une communauté. Cette communauté peut être fidélisée par le biais des réseaux sociaux, d’une newsletter, par les médias traditionnels (oui, on peut toujours rêver !), etc.

Résultat = un max de partages des contenus !

Aussi, certains “maîtres” des réseaux sociaux obtiennent de très bonnes places même avec des billets très courts.

On ne référence pas que des mots dans Google…

On l’oublie souvent, mais un contenu web n’est pas forcément un texte. Des images et des vidéos sont aussi référencées dans Google et consorts.

De plus, la vidéo est généralement moins concurrentielle que de simples textes. En fonction des requêtes, il est plus simple de gagner une bonne place avec une vidéo bien réalisée. Et en plus l’image est beaucoup plus attractive que le texte.

Moins de concurrence, ça peut se comprendre. Pour un texte, il suffit d’un logiciel de traitement de texte et de savoir écrire (et encore…). Pour une vidéo, il faut (normalement) savoir scénariser, filmer, monter, etc (si la vidéo vise une qualité professionnelle). Sans compter le matériel…

Les exemples de vidéos qui font le buzz avec une description écrite très courte ne manquent pas sur le web !

300 mots minimum pour titiller Google ? Retournement de situation : la réponse est oui !

Mais qu’est-ce qu’il raconte le type ? Un coup c’est non, un coup c’est oui…

Avez-vous reconnu votre site dans les points précédents ?

  • Votre site fait-il autorité sur le web ?
  • Dispose-t-il d’une certaine notoriété ?
  • Met-il à contribution une large communauté ?
  • Vos concurrents sont-ils inscrits aux abonnés absents ?

Vous avez répondu “non” à toutes ces questions ?

Alors peut-être serait-il judicieux de publier des contenus uniques et variés comptabilisant 300 mots minimum par page.

Et quand je dis “minimum”, il s’agit bien là d’un minimum. N’hésitez pas à écrire 500, 700, 1000, 1500, 2000, 3000 mots ou plus par article !…

Mais attention. Il ne s’agit pas de “blablater”. Vos contenus doivent être denses, qualitatifs. Se paraphraser 20 fois sur une même page pour atteindre 1000 mots n’a aucun intérêt. Donc faites moins si c’est pour faire mieux !

Plus de précisions avec mon article concernant le nombre optimal de mots pour un article.

La longue traîne

Dans la plupart des secteurs du web, la concurrence est de plus en plus forte. Difficile de se positionner sur une requête générique. Pour gagner en visibilité vous pouvez jouer sur le référencement local, moins concurrentiel. Mais encore faut-il que cela ait un intérêt pour vous. Bien que l’on peut toujours trouver prétexte à écrire local.

Une autre solution consiste à travailler la longue traîne de votre site. La longue traîne, ce sont toutes ces expressions peu recherchées mais qui additionnées représentent la majeure partie de vos visites. Pour aller chercher ces expressions en nombre, le mieux est de proposer matière…

Cela demande généralement de traiter des sujets avec précision et en profondeur. Ça nécessite aussi de travailler sur des champs sémantiques larges. Ce qui implique des contenus assez denses. Mais encore une fois, la quantité ne doit jamais passer avant la qualité.

Travaillez la densité plutôt que le volume !

En conclusion

La qualité doit primer sur la quantité

300 mots minimum pour être bien positionné dans Google… C’est vrai que l’on se pose souvent la question du nombre. Peut-être que le mieux ce serait d’arrêter de le faire. Comprenez bien que 300 mots est une barrière fictive. Vous ne serez pas pénaliser si votre contenu ne contient que 299 mots…

Je pense que chaque cas contient sa vérité propre. Certains messages ont besoin de contenu, de matière, de densité sur laquelle s’appuyer. Au contraire, d’autres formes de communications peuvent être si limpides que quelques mots suffiront. Dans tous les cas, il vaut mieux travailler sur la qualité de son discours que sur sa seule longueur.

Quelle démarche est la plus rentable ? Posez-vous la question !

Enfin se pose la question de la rentabilité. Rentabilité aussi bien en matière d’argent que de temps.

Quel est mon budget temps/argent ? Qui va créer mes contenus ? Moi ? En ai-je le temps ? En ai-je les compétences ? Vais-je confier cette tâche à mes employés ? En ont-il le temps/les compétences ? Dois-je engager un rédacteur web ? Si vous répondez oui à la dernière question, sachez que vous pouvez faire appel à mes services 😉

Selon les besoins, les moyens et les compétences de chacun, il est parfois plus intéressant de publier une grande quantité de formats courts, plutôt que quelques formats longs. L’inverse est vrai aussi. On peut également (et c’est peut-être le mieux) mélanger les formats en fonction du message.

Toute cette réflexion doit entrer dans un processus stratégique de publication de contenus qualitatifs sur le web.

 

J’espère que vous y voyez désormais plus clair au travers de ce diktat des 300 mots minimum par article. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, de vos retours d’expérience ou de vos interrogations via les commentaires.

L'auteur

Alain Vanolli
Alain Vanolli
Passionné par l'écriture, le SEO, le marketing digital et le web en général, j'ai plaisir à transmettre humblement ce que j'ai retenu de mes différentes expériences. Issu du milieu du e-commerce, je suis aujourd'hui rédacteur web freelance.

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